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    Décider2 septembre 20265 min de lecture

    Trois devis de site internet, trois choses différentes : le cahier des charges qui les rend comparables

    Vous demandez trois devis pour votre site. Ils vont de 900 à 4 000 €, et vous ne savez pas dire pourquoi. Le problème n'est pas les prestataires, c'est que chacun a chiffré un projet différent. Voilà ce qu'un cahier des charges doit contenir pour que la comparaison ait un sens.

    L'équipe Sur le Radar

    Yasmine & Marius

    Trois devis de site internet, trois choses différentes : le cahier des charges qui les rend comparables

    Vous voulez un site. Vous demandez trois devis, comme on le fait pour une chaudière. Le premier annonce 900 €, le deuxième 2 400 €, le troisième 4 000 € plus 90 € par mois. Vous les posez côte à côte et vous n'arrivez pas à dire lequel est le bon.

    Ce n'est pas que l'un vous arnaque. C'est que les trois n'ont pas chiffré la même chose. À 900 €, on vous vend cinq pages sur un modèle tout fait. À 4 000 €, quelqu'un écrit vos textes, photographie deux chantiers et construit dix pages de ville. Les deux répondent honnêtement à une question que personne n'a posée.

    Le devis n'est pas le problème, la demande l'est

    Quand vous appelez un maçon pour une terrasse, vous dites la surface, la finition et l'accès au chantier. Vous ne dites pas « je voudrais une terrasse » avant de vous étonner de l'écart entre les propositions. Pour un site, l'écart entre le minimum et le maximum est bien plus large que sur une terrasse, et pourtant la demande est presque toujours cette phrase-là.

    Un cahier des charges ne sert pas à faire savant. Il sert à ce que trois personnes chiffrent le même objet. C'est tout, et c'est déjà beaucoup, parce que c'est la seule chose qui rend une comparaison possible.

    Ce qu'il doit contenir, et rien de plus

    Pas besoin de trente pages. Un document d'une page et demie fait le travail s'il répond à ces questions.

    • Votre métier, votre zone, et si vous partez de zéro ou si vous refaites un site existant. Une refonte impose de rediriger les anciennes adresses, sinon vous perdez le référencement déjà acquis. C'est du travail, ça se chiffre, et ça n'a rien à voir avec une création.
    • Un objectif principal, un seul. Être trouvé sur Google et montrer vos réalisations ne mènent pas aux mêmes choix. Si vous en annoncez quatre, le prestataire choisira à votre place.
    • La liste des pages voulues. C'est ce qui fait le gros du prix.
    • Ce que le site doit savoir faire. Un formulaire de devis, un bouton d'appel, une prise de rendez-vous, une galerie avant-après. Chaque ligne est un poste chiffrable.
    • Ce que vous fournissez, et donc ce qui manque. Si vous n'avez ni photos ni textes, quelqu'un devra les produire. Autant le savoir avant de comparer un devis qui les inclut avec un devis qui les oublie.
    • Votre budget. Le taire ne vous protège pas, ça fait perdre du temps à tout le monde.

    La partie que presque personne n'écrit

    Quatre lignes, et ce sont celles qui coûtent cher quand elles manquent, parce qu'on s'en aperçoit au moment de partir.

    • Le nom de domaine est déposé à votre nom, pas à celui de l'agence. C'est la seule chose qui vous appartient vraiment, et c'est celle qu'on récupère le plus difficilement quand elle a été déposée par quelqu'un d'autre.
    • Vous repartez avec les fichiers du site. Le code, les images, les textes. Sans cette ligne, changer de prestataire veut dire tout refaire.
    • Ce que couvre exactement la maintenance mensuelle, et ce qu'elle ne couvre pas. Un abonnement peut désigner un hébergement à 5 € comme un vrai accompagnement.
    • Le site vous reste si vous arrêtez de payer. Certaines formules à quelques centaines d'euros par mois sont des locations. Vous payez trois ans, vous arrêtez, il ne reste rien. Ce n'est pas illégal. Ça doit juste être dit avant.

    Nous avons écrit un article entier sur ce point, parce que la question revient sans arrêt : louer ou acheter son site.

    Les critères de recette, ou comment savoir que c'est fini

    C'est la section qu'on oublie toujours, et celle qui évite les fins de chantier interminables. Un critère de recette est une phrase qui décrit quelque chose de vérifiable. Pas « le site doit être beau », mais « le numéro de téléphone est cliquable sur mobile ».

    La règle qui nous sert de filtre : un critère n'est utile que si vous pouvez le vérifier vous-même, sans outil et sans compétence technique. Le site s'affiche correctement sur votre téléphone. Un devis envoyé depuis le formulaire arrive bien dans votre boîte mail, testé depuis un téléphone qui n'est pas le vôtre. Une adresse inexistante affiche une page « introuvable » et non l'accueil. Vous avez les identifiants de l'hébergement et du nom de domaine.

    Ces phrases-là ne se discutent pas le jour de la livraison. C'est oui ou c'est non.

    L'outil qui l'écrit pour vous

    Nous avons mis en ligne un générateur de cahier des charges gratuit. Vous décrivez votre métier, votre zone, vos pages et votre budget ; il rédige le document complet, clauses de propriété et critères de recette compris. Vous le copiez ou vous le téléchargez, et vous l'envoyez tel quel.

    Pas de compte à créer, et rien n'est envoyé nulle part : ce que vous tapez reste dans votre navigateur.

    Envoyez-le à deux ou trois prestataires, jamais un seul. Quelqu'un qui reçoit un cahier des charges sérieux vous répond sérieusement, et ceux qui ne répondent pas vous auront appris quelque chose.

    Ce que ce document ne fait pas

    Il ne remplace pas un contrat. Il décrit ce que vous voulez, pas ce que vous signez. Le devis accepté et les conditions du prestataire restent les documents qui vous engagent.

    Il ne vous dira pas non plus quel prestataire choisir. Le prix ne suffit jamais : demandez deux ou trois sites d'artisans déjà réalisés, avec leur adresse, et regardez-les depuis votre téléphone. C'est plus instructif qu'une plaquette.

    Nous faisons ce métier, donc nous sommes juge et partie, et autant l'écrire. Notre offre et nos tarifs sont publics — vous pouvez les comparer aux autres sans nous appeler.

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